87 %. Ce chiffre ne sort pas de nulle part : en 2015, selon la DARES, plus de huit intentions d’embauche sur dix visaient un CDD plutôt qu’un CDI. Une tendance lourde, qui n’a cessé de se renforcer depuis le début des années 2000. Et derrière ces contrats temporaires, bien plus qu’un simple ajustement administratif : un véritable choix stratégique, assumé par la majorité des employeurs.
La dernière étude DARES est très intéressante : pourquoi les employeurs choisissent-ils d’embaucher des contrats permanents plutôt que des contrats permanents ?
En 2015, les contrats à durée déterminée représentaient 87 % des intentions d’embauche, soit une progression spectaculaire de 12 points en quinze ans. Lorsqu’on interroge les employeurs sur leur préférence pour un CDD ou de l’intérim, la première raison invoquée, dans près de sept cas sur dix, reste la plus rationnelle : le besoin temporaire, adapté à la mission ponctuelle, dicté par la législation. Rien de surprenant, donc.
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Mais la réalité va plus loin. Plus de six établissements sur dix utilisent également le CDD ou l’intérim pour jauger les compétences d’un salarié avant d’envisager une embauche durable. Une sorte de période d’essai grandeur nature, qui permet de recruter sans trop de risques. Et pour plus de la moitié des employeurs, notamment dans le secteur du bâtiment, le choix du CDD ou de l’intérim s’impose pour limiter l’impact d’un éventuel ralentissement d’activité. Un filet de sécurité, au cas où la conjoncture viendrait à se retourner.
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La réglementation qui encadre le CDI pèse aussi dans la balance. Près d’un établissement sur deux évoque le coût d’un licenciement, la complexité des démarches ou la crainte d’un contentieux comme arguments pour éviter le CDI. Ce phénomène se retrouve surtout dans les petites structures : 55 % des établissements de moins de 10 salariés préfèrent le CDD ou l’intérim, contre 33 % chez les plus grandes. À l’inverse, les entreprises dotées d’un service RH se montrent moins préoccupées par ces obstacles réglementaires.
Les cadres, eux, restent majoritairement recrutés en CDI (70 % des cas), bien loin des autres postes (42 %). Les employeurs ayant des fonctions de direction rechignent à recourir au CDD ou à l’intérim pour ces profils. À l’opposé, les postes d’ouvriers qualifiés ou non, et les employés sans qualification, sont bien plus souvent pourvus via des contrats courts, les employeurs évoquant le besoin de flexibilité ou la volonté d’éviter des contraintes juridiques.
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Avantages et flexibilité du contrat à durée déterminée
Le marché de l’emploi évolue sans relâche et chaque entreprise doit ajuster sa stratégie en conséquence. Entre CDD et CDI, le choix s’affine selon les besoins du moment. Le CDD devient un atout pour les employeurs qui doivent faire face à des pics d’activité, des remplacements à organiser ou des projets limités dans le temps. Cette souplesse permet de gérer l’imprévu ou la saisonnalité, particulièrement dans le tourisme, l’événementiel ou l’intérim.
Pour de nombreux candidats, le CDD n’est pas synonyme de précarité. Il offre une chance de rebondir après une période creuse, d’acquérir de nouvelles expériences, d’étoffer son parcours et parfois, ce n’est pas rare, d’accéder à un poste durable. Les périodes en CDD servent aussi à développer des compétences recherchées, à s’ouvrir à de nouveaux métiers, voire à décrocher un CDI après avoir fait ses preuves.
Autre piste à envisager pour ceux qui souhaitent conjuguer flexibilité et sécurité : le portage salarial. Longtemps réservé aux indépendants, ce mode de travail s’impose désormais chez des professionnels en quête d’autonomie, tout en bénéficiant du cadre protecteur du salariat. Le portage salarial permet de cumuler liberté et avantages sociaux, une alternative de plus en plus appréciée.
Pour ceux qui optent pour le CDD, la diversité des expériences devient un véritable levier. Changer de secteur, tester une nouvelle fonction, approfondir ses compétences : le CDD permet de tracer un parcours professionnel dynamique, sans s’enfermer dans une routine. Certains y voient un tremplin vers le CDI, d’autres un moyen de construire une carrière plus libre, en passant par le portage salarial ou d’autres formes hybrides.
Choisir le CDD, c’est ouvrir la porte à un champ des possibles, entre souplesse et expérience, sans sacrifier l’avenir. Et si, demain, la stabilité professionnelle passait aussi par l’audace de l’impermanence ?

