Pourquoi génération Z ?

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Après la génération Y, c’est l’heure de la génération Z ! À la fois engagé et égocentrique, accro aux images Instagram parfaites et en quête d’acceptation de soi, une seule lettre ne suffit pas pour définir ces adolescents.

Plus connectée et diversifiée que jamais, la génération Z remet en question tous les stéréotypes. Il y a ceux qui passent leur temps à collecter des likes sur Instagram et ceux qui veulent changer le monde avec des hashtags sur Twitter. Ceux qui font de Kylie Jenner une idole et ceux qui admirent les militants engagés. Il n’y en a pas une mais les générations Z. Dans ce large éventail de personnalités, la génération Moi — la génération du soi — s’oppose à la génération Nous — la génération des États-Unis. Generation We : activisme, inclusivité et technologie pour le bien

Pour Generation We, moins visible mais tout aussi connectée, la compassion est bien plus cool que les dernières baskets de Kanye West. Ces adolescents sont opposés de front aux dangers des réseaux sociaux, qui peuvent avoir un impact sur leur santé mentale, et veulent bien mettre en œuvre les nouvelles technologies. À seulement 16 ans, Amanda Southworth a déjà développé deux applications pour aider sa génération à se sentir mieux : AnxietyHelper pour la santé mentale des jeunes et Verena pour la communauté LGBTQ. Amanda Southworth – TEDTalk Les mots d’ordre de Generation We sont le positivisme corporel et l’acceptation de soi. Sur les flux Instagram, aucun culte de la perfection. Au contraire, ces jeunes érigent leur vulnérabilité comme une force avec toujours la volonté d’inspirer chacun à être eux-mêmes. Ce n’est pas Kim Kardashian qu’ils suivent sur les réseaux sociaux mais des comptes comme celui de Peter Devito qui publie des portraits intacts de mannequins acnéiques.

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Contrairement au « Moi », le « Nous » accorde toujours une grande importance à l’enseignement supérieur, même si les institutions doivent changer pour s’adapter à leurs valeurs. Ils aspirent à faire le bien et veulent des universités plus vertes, plus inclusives et plus diversifiées. Et la génération We a l’intention d’apporter ses valeurs au monde du travail. « Je ne sais pas pensent que les chefs d’entreprise devraient essayer d’enfermer notre génération dans un stéréotype. Ce qui nous définit, c’est notre diversité et ils doivent considérer chaque personne pour ce qu’elle est réellement », explique Kristie, une Américaine de 19 ans.

Cette génération, plus engagée que jamais, adopte des modes de consommation qui lui sont propres. La génération américaine préfère dépenser plus pour une alimentation de qualité, soit un quart de son budget, que pour l’habillement (20 % du budget). Ils ont l’intention de changer le monde et de plaider pour des restaurants offrant des options plus diversifiées et inclusives : végétariennes, sans gluten ou halal. Alors que Generation Me passe son temps en ligne pour nourrir ses propres intérêts, nous utilisons la technologie pour communiquer et organiser autour d’activités significatives comme le mouvement « anti-armes à feu » #MarchForOurLives à la suite du meurtre au lycée Parkland en Floride.

Generation Me : j’aime, réseaux sociaux et entrepreneuriat

Souvent plus visible, la génération Moi est accro aux tendances et s’efforce de les suivre jusqu’à l’épuisement émotionnel. Ils ont grandi avec les réseaux sociaux et jonglent constamment entre deux identités : le virtuel et le réel. Pourtant, bien conscients des risques pour leur santé mentale, ils ne se détournent pas des médias sociaux. « Nous n’avons pas vraiment le choix d’être sur les réseaux sociaux ou non, la vraie question est plutôt de savoir ce que nous faisons là-bas », explique Paris, une Australienne de 15 ans interrogée dans le cadre de l’étude WGSN. Sur ces canaux numériques, ils ne communiquent plus avec des mots ou des emojis mais avec des mèmes.

La génération Z est avant tout la génération YouTube. Avec des millions de vidéos et des formats plus étranges, le réseau social remplace la télévision. Maintenant, tout peut être appris sur Internet. Alors pourquoi aller à l’école ? Les moins de 18 ans remettent en question les modèles éducatifs traditionnels. Des modèles qui ne sont plus en phase avec leurs aspirations professionnelles : en Chine, 54 % d’entre eux rêvent de devenir diffuseur en direct. Quand ils se tournent de toute façon vers les systèmes éducatifs traditionnels, ils ne le font pas la théorie du désir. Ils cherchent avant tout à acquérir des compétences pratiques et concrètes pour exercer un métier plus épanouissant que bien rémunéré.

Pour cette génération de soi, accro aux tendances et aux influenceurs, la priorité est l’image de marque personnelle. Pour exister sur les réseaux sociaux, il faut se démarquer et trouver la prochaine tendance avant tout le monde. La quête de la prochaine nouveauté qui envahira Instagram ou YouTube est une pression constante sur les épaules de cette Generation Me, phénomène qualifié de « culture hype » et illustré par des marques comme Supreme, Palace ou Bape pour lesquelles les clients sont prêts à attendre des heures et dont les produits se vendent au prix de l’or. Pour gagner de l’argent de poche, les membres de la génération Z ne passent plus leurs étés à travailler dans la restauration rapide. Ils préfèrent se lancer dans la revente d’articles de mode de marques populaires sur des plateformes spécialisées. Un « petit travail » qui peut rapporter plusieurs milliers de dollars ainsi qu’une expérience entrepreneuriale.

Qu’il s’agisse plus de Génération Moi ou de Génération Nous, rien n’est vraiment fixé pour cette génération où tout va très vite. Sur les réseaux sociaux, où tout se passe, de jeunes actrices engagées comme Amandla Stenberg ou Rowan Blanchard peuvent même faire le lien entre le Moi et le We.

Crédit d’image : Getty Images